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Retour sur le Projet de jumelage « Renforcement des institutions de l’administration pénitentiaire »

Nous poursuivons notre redécouverte des couloirs de la justice, à la quête d'un chiffre enchanteur attestant d'une prouesse - dans le cadre de cette rubrique - et nous n'en doutons pas!

Les indicateurs se font rares, mais un projet de réforme  a attiré toute notre attention, nous jugeons opportun de vous en présenter les grandes lignes.

Baptisé "Renforcement des institutions de l’administration pénitentiaire", ce chantier initié en 2015 par le Programme d'Appui à la Réforme de la Justice PARJ s'intéresse aux trois piliers du système pénitentier en :

- Renforçant les capacités institutionnelles de la Direction générale des prisons et de la rééducation DGPR, maître d'ouvrage du prjet,
- Appuyant l’Ecole nationale des prisons et de la rééducation
- Instaurant un système national de probation et ce, d'une manière graduelle.

Fruit du partenariat Tuniso-Européen, cette réforme globale est d'autant plus forte grâce à un programme jumelage avec l'Allemagne et la France, ainsi pour se conformer aux standards internationaux en la matière. Et de quelle manière ?

Nous laissons la parole aux protagonistes du projet pour nous en dire plus :

" Le jumelage est un instrument de renforcement des capacités institutionnelles. Il a été mis au point par la Commission européenne en 1998 dans le contexte de la préparation à l’élargissement de l’Union européenne. Depuis fin 2003, cet instrument a été étendu aux pays ayant signé des accords de partenariat et de coopération avec l’UE dont la Tunisie et ce en vue d’approfondir la coopération dans le cadre des objectifs généraux du partenariat euro-méditerranéen.

Le jumelage repose sur une coopération en partenariat entre les administrations publiques des États membres de l’UE et un pays bénéficiaire, pour atteindre des résultats obligatoires conjointement convenus avec la Commission.

Le contrat de jumelage est un contrat de subvention ; c’est un accord contractuel entre le Pays Bénéficiaire et l’Etat Membre partenaire. Le bénéficiaire de la subvention est l’Administration partenaire de l’Etat Membre, alors que le bénéficiaire de l’action objet de la subvention est l’administration ou l’organisme du pays bénéficiaire." 

N'empêche que nous demeurons curieux des fruits de cette réforme d'envergure, chiffres à l'appui! A suivre..

Enfin, nous profitons de cet arrêt pour vous présenter quelques autres recommandations soufflées par ledite programme d'appui et de réforme, prônant le développement des modes alternatifs de résolution des conflits, la médiation notamment dont voici le domaine d'application (schéma) ainsi que son incroyable étendue (schéma) de nature à réduire la pression exercée sur une justice judiciaire alourdie et avançant à petits pas (chiffres et schéma).



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