constitution tunisie

Droit constitutionnel à l'Enseignement entre Aspirations et Réalité

Dimanche dernier, le monde entier a célébré sa journée commémorative pour l'éducation. En Tunisie, les préparatifs vont bon train pour la rentrée scolaire.

Dans le cadre de cette pause juridique, nous avons cru bon de rappeler la place de l'enseignement dans la IIème république chantée ces jours-ci par les prétendants à la Présidentielle et par nos futurs députés..

Arrêt sur l'article 39 de la Constitution de 2014 :

L'enseignement est impératif, jusqu'à l'âge de seize ans.
L’État garantit le droit à un enseignement public et gratuit dans tous ses cycles et veille à fournir les moyens nécessaires pour réaliser la qualité de l'enseignement, de l'éducation. L'état veille aussi à enraciner l'identité arabo-musulmane et l’appartenance nationale dans les jeunes générations et à ancrer, à soutenir et à généraliser l’utilisation de la langue arabe, ainsi que l’ouverture sur les langues étrangères et les civilisations humaines et à diffuser la culture des droits de l’Homme.

C'est bien beau. Qu'en disent les chiffres ? Selon l'enquête exclusive sur l'enfance menée par l'Institut National de Statistique, près de... 100,000 juvéniles âgés de 7 à 17 ans ont dû quitté l'école. A ceux-là se rajoutent 33,500 enfants qui n'ont jamais fait des études. Au passage, nous pouvons rappeler les chiffres désolants sur le travail des enfants qui va jusqu'à se substituer à l'école (schéma), phénomène observé notamment dans les régions du Nord-Ouest et du Centre-Ouets (cartographie).

Ironie du sort, l'école aurait pû pêtre perçue comme cet ascenseur social d'antan, permettant à toutes les familles d'avoir un minimum d'égalité des chances pour accéder à un avenir meilleur.



Commentaires

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...