constitution tunisie

La Pression fiscale atteint de nouveaux records

La loi des finances et le Budget de l'Etat pour l'année 2020 continuent à alimenter la chronique parsemée par des critiques qui valent le détour.

Nous avons choisi de nous attarder sur la la question de la pression fiscale, pointée du doigt encore une fois, et presque toujours mal accueillie aussi bien par les investisseurs que par les salariés.

Cet indicateur permet de mesurer le poids des impôts dans l'économie d'un pays par un simple rapport du montant global des recettes fiscales perçues sur une année, divisé par la valeur du PIB sur la même année, le tout multiplié par 100. En Tunisie, cette part atteint les... 35.5%, dépassant légèrement la moyenne observée par les 36 pays développés membres de l'OCDE (34%) en contre partie d'un service public des plus déplorables.

Il s'agit là du taux réel prenant en compte la fiscalité locale dont bénéficie les municipalités à hauteur de 0.9% ainsi que les prélèvements obligatoires sur les salaires s'élevant à 9.2% conformément aux normes de l'OCDE, selon les explications de Walid Ben Salah, expert-comptable, qui assure que ce taux est de loin le plus élevé sur le continent dont certains pays connaissent une croissance à deux chiffres..

Rappelons enfin que cette pression risque d'affecter certaines sociétés en difficulté, entraînant avec elle un hémorragie de licensiements, au profit d'une masse salariale qui freine l'Etat an après an.. Entre-temps, les investissements déclarés dans les secteurs de l'industrie et des services ont connu un recul pendant les sept premiers mois de l'année en cours (schéma).


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