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Tunisie 2025 : Orientations Stratégiques pour l'Equilibre du Pouvoir Central

En ce 62ème anniversaire de la République Tunisienne, nous souhaitons partager dans cette nouvelle rubrique périodique quelques bribes de la vision stratégique pour la Tunisie en 2025 telle que ficelée par un groupe d'experts de moult domaines, sous la direction du think-tank officiel de l'Etat.

Le cadre institutionnel régissant le fonctionnement du pouvoir central fut un des axes fondamentaux de cette étude intitulée Tunisie 2025, réalisée entre 2015 et 2016, années qui ont marqué les débuts difficiles de la transition démocratique après la promulgation de la Constitution de 2014 et la tenue des premières élections législatives libres.

Le groupe qui s'est penché sur ce volet politique a souligné l'importance ultime de rétablir la confiance dans l'Etat et ses institutions, fragilisée depuis 2011. Et de quelle manière ? Parole aux experts :

- La restauration de l’autorité de l’Etat par le biais de l’application du droit, le renforcement de la légitimité du personnel politique et administratif : ce renforcement ne peut se faire qu’à travers l’adéquation entre la légitimité et le discours politique
- l’élaboration et la mise en oeuvre d’une politique efficace de lutte contre la corruption, le chômage et l’exclusion sociale, l’amélioration des prestations administratives et le rétablissement de la confiance entre gouvernants et gouvernés ;

D'autre part, le comité ayant travaillé sur l'axe institutionnel n'a pas épargné la scène politique animée par les partis de tous bords : elle doit être saine, respectant les règles de la transparence financière. Parce que la démocratie seule ne prévient pas contre l'intervention de l'argent politique. Voici un mécanisme pour ce faire :

La création d’un Comité indépendant de contrôle de la transparence financière des partis politiques et des campagnes électorales, composé par un magistrat représentant le Conseil de la justice judiciaire, un magistrat représentant le Conseil de la justice administrative et un magistrat représentant le Conseil de la justice financière, un membre représentantl’Ordre des experts comptables et des représentants de la société civile. Ce comité sera chargé de veiller, en étroite collaboration avec la Cour des comptes, à l’application de la législation en matière de financement des partis politiques et des campagnes électorales ;

Ces recommandations ont été formulées par Mongi Ben Raies, Mustapha Ben Letaief et Sabria Sekhiri Zarrouk, présidés par Ridha Ben Hammed et coordonnés par Mehdi Taje, prospectiviste, sous l'égide de l'ex directeur de l'ITES, Hatem Ben Salem.

Pour en savoir plus sur les grandes lignes stratégiques pour la Culture Tunisienne, voici une infographie récapitulative.



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